On court après la vie car on sait qu'on a la mort aux trousses, dans cette course folle on en oublie parfois de vivre, vivre les contes de fées, ou vivre ses rêves. Petits nos envies étaient nombreuses et en grandissant elles le sont tout autant, quelles soient grandes,
folles, éphémères ou même qu'elles paraissent ridicules aux yeux des autres, ce sont nos envies...
Quand on arrive à courrir assez vite pour échapper à l'inévitable, on est toujours rattrapé par nos responsabilités ou par des événements qui eux en grandissant se font plus présents. Le temps, lui, n'attend pas, on connait tous l'issue finale, mais rares sont ceux qui ne subissent pas et profitent du temps qui leur est imparti. Conditionnés pour la "vie normale", on en oublie presque la vie dont on rêve. Si parfois ces rêves ne coutent rien il peut nous en coûter de les réaliser, car ils nous obligent à faire des choix. On le sait les choix les plus importants sont aussi les plus difficiles, il ne s'agit pas là de simples colonnes "positif/négatif" remplies de croix mais bien de tous les aspects de notre vie et de celles des personnes qui nous entourent qui seront boulversés à jamais... La question est de savoir si on est prêt à tout risquer, tout abandonner, pour vivre un rêve qui n'en vaudra finalement peut être pas la peine. La question est de savoir si l'on doit penser à soit avant les autres, mais aussi de savoir si on trouvera réellement le bonheur dans l'accomplissement...
Je n'ai qu'une peur... Celle de regretter mes choix, ceux de toute une vie...
Il paraît que tous les contes de fées commencent par "Il était une fois...".
Au moment du bilan final, quand dans ma course folle, à quelques mètres de l'arrivée je prendrai le temps de regarder par dessus mon épaule le parcours effectué, celui commencera-t-il par : "Il était une fois..." ?



