Histoire de donner le change,
Histoire de rassurer ceux qui m'entourent,
Histoire de ne pas être en bad,
Histoire de croire en l'amitié, l'amour (tu sais, celui avec un grand A)
Histoire d'être prêt à toute éventualité,
Histoire de passer les meilleurs moments sans les gâcher,
Histoire de PROFITER (pas seulement OSLR),
Histoire de crier un bon coup, taper dans un mur, se vider de la rage que l'on peut avoir,
Histoire de faire un article... de temps en temps, pour les amis et les curieux...
Regarder les secondes défiler sur l'horloge du salon, dans le silence seul son tic-tac inépuisable me rappelle que le temps défile, se défile et file à folle allure, un tour de cadran, une minute! A peine le temps de penser à ce que j'aurai pu faire pendant la minute écoulée, voilà déjà le deuxième tour de cadran qui touche à sa fin, MERDE, déjà 2 minutes !! Il faut que je lache des yeux cette aiguille qui tourne sans lasse sur elle même, du repos j'en ai besoin mais le temps lui n'attend pas, il faut que je sorte de mes rêveries diurnes, mais après tout ce sont peut être elles qui guideront mes actes futurs, j'y pense, j'y repense, non il ne faut pas, à trop y penser je n'aurai plus le temps de les réaliser, ces rêves diurnes, plus réels et probables que ceux guidés par notre subconscient, "David réveille toi" sont les mots qui résonnent dans ma tête sur le rythme des battements des coeurs de l'horloge, mais comment faire alors que mes yeux sont déjà ouverts, grands ouverts et fixés sur le cadran, je ne porte pas d'oeillere mais mon regard reste unidirectionnel, tous mes sens fonctionnent bien et je ressens dans ma nuque la fraicheur portée par le courant d'air (elle aurait pu fermer la fenêtre en partant, jours de pluie, jours de fraicheurs ces temps-ci), ma vue toujours figée sur ce perpetuel mouvement circulaire, à force elle en devient floue, je suis comme cette aiguille qui a l'air de chercher un moyen de s'échapper de son cadran mais qui ancrée en son milieu n'a de cesse de revenir à son point de départ, est ce que ma vie sera toujours comme cela? Tenter l'évasion, partir loin pour au final revenir? La fraicheur se fait plus intense, le courant d'air aussi, ce n'est plus ma nuque qui la ressent mais mon corps en entier, je commence à trembler, mais à cause du froid ou des questions que je me pose, celles qui pourraient paraitre si futiles en ces temps où pour moi l'avenir est prêt de changer mais où de toutes façons comme cette pointe profilée de l'aiguille je suis destiné à aller de l'avant, elle ne tournera jamais dans l'autre sens, elle continuera son tic-tac inlassable jusqu'à l'épuisement total et ça sans se retourner, dans son malheur elle a de la chance, son avenir est tout tracé, pas de mauvaise surprise, pas de doute, pas de coup dur, foutue fenêtre, je frissonne de plus en plus mais mes tremblements ne me font pas sortir de ce semblant de coma, je suis vivant, je réagis aux éléments externes (pertubateurs s'il en est), mais reste immobile les yeux que l'on croirait dans le vide, accablé par mes propres songes... BAM*, je sursaute et remonte du plus profond de mes rêves éveillés à la plus vertigineuse des réalités, 11 minutes à fixer cette foutue aiguille, MERDE je vais être encore en retard !! Merci d'avoir laissé cette fenêtre ouverte, celle par laquelle mes rêves ont pu s'évader, unique salvatrice contre le temps perdu... Ma destinée se confond à celle de l'aiguille, je partirai loin, en faisant mon chemin doucement, au rythme de mes envies, expériences, choix, etc... et au final, c'est au moment où je sentirai que je suis le plus loin, où la suite me fera peur, ou simplement parce que j'en aurai envie, c'est à ce moment là que je reviendrai sur mes pas...
Rien n'est inutile, il faut simplement trouver l'utilité même minime de chaque chose
Rien n'est futile, il faut seulement comprendre l'importance même minime de chaque chose
Parfois les choses peuvent paraître d'une importance et utilité toute relative voire infime, et pourtant...
* Je fais bien la porte qui claque hein?!
J-129